
Nous sommes pour la première fois sorti ce week-end hors campus… à Milton Keynes pour être exact. C’est le plus gros patelin du coin. Pour ceux qui n’aurait pas eu la curiosité de suivre le lien wikipedia, c’est une ville très récente (suite à une histoire de création de nouvelles villes pour désengorger Londres). On y retrouve entre autre un énorme centre commercial (genre 10 fois belle-île), une piste de ski artificielle (que vous pouvez voir en photo de nuit), un endroit destiné à accueillir des concerts (il y a de quoi mettre 75 000 personnes dedans… ils ont entre autre accueilli Queen, AC/DC, U2,…) ET ENFIN une discothèque nommée “Oceana”.
C’était là bas que nous avions décidé de sortir suite à une invitation de Cynthia (qui faisait une mini-fête pour son départ de 3 mois aux USA dans le cadre de son phd).
Alors tout d’abord concernant cette boite, elle est vraiment pas mal. De quoi accueillir 2500 personnes environ… 7 salles, 7 ambiances (boudoir parisiens, Aspen Ski Lodge, New-York disco… tout un programme quoi). Elément surprenant : le prix des boissons. A peine 2£ pour toutes les boissons. Le même prix qu’au CSA en fait. Une surprise somme toute agréable quand on voit le prix des boissons dans les boites bruxelloises ou parisiennes.
J’oubliais : quand on est arrivé (après après avoir mangé le Macdo de circonstance), ils projetaient la finale de la coupe de monde de rugby. N’étant pas des grands fans de ce sport (des hommes avec de drôles de bonnets qui passent leur temps à se rentrer dedans et à se toucher les fesses… Bof quoi!), l’idée de crier “yeahhh!” quand l’afrique du sud mettait des points nous a traversé l’esprit, mais on s’est finalement abstenu vu le gabarit des gens autour de nous. Je ne sais pas si les anglais ont un grand sens de l’humour quand on touche à leur “XV de la
rose”.
Quelques photos en vrac de la soirée :


Maintenant que les infos culturello-picturello-géographico-pratiques sont données, passons au côté intéressant de cet article : sur un autre blog, j’avais pu trouver le commentaire suivant : “quand elles sortent, les anglaises s’habillent tellement provoc’ que c’en est parfois choquant… mais ça tombe bien, mes potes et moi on aime être choqués“.
Nous avions donc décidé de profiter de cette sortie chez les “natives” pour vérifier en toute objectivité et avec un grand sens de la rigueur si ce commentaire était fondé ou non. La conclusion est la suivante : C’EST PIRE QUE CA !

C’est vraiment du grand, du très grand n’importe quoi. Tout d’abord, “l’habillement” (ou plutôt, le “déshabillement” : observez (si vous ne l’avez pas encore fait) la photo que vous voyez ici à gauche. Elle correspond au prototype standard de l’anglaise qui sort en boite… notez la taille de la ceinture jupe qu’elle porte ainsi que les cheveux forcément décolorés. Pour tout vous dire, on est sorti un samedi. Or les lundis dans cette boite s’appellent ’sexy mondays’. Ca veut dire quoi ça? Que c’est “underwear friendly” ? Et les mardis, ils s’appellent les “naked tuesdays’” ? Toujours à propos de l’habillement, il faut noter que l’anglaise n’a pas vraiment de complexes. La question est de savoir où elles peuvent trouver des mini-jupes au delà de 331 pounds (je vous laisse faire la conversion en kg.).
Quittons l’aspect vestimentaire de l’anglaise pour passer à celui - encore beaucoup plus intéressant- de son comportement sur le dancefloor… Imaginez vous tranquillement en train de danser, de profiter du moment présent, les yeux fermés, emporté que vous êtes par la musique… puis tout d’un coup vous sentez quelqu’un derrière vous, vous ne faites pas attention, quelqu’un qui a trop bu et qui est entré en contact avec vous en dansant. Vous continuez donc à épater la galerie en dansant de façon prodigieuse (ou pas), puis ce “contact se reproduit”. Vous vous retournez pour faire remarquer à ce malandrin que la piste de danse est suffisamment grande. A ce moment, vous vous retrouvez face à une blonde décolorée qui était en train de se frotter son derrière contre le vôtre. Elle vous aborde alors en se présentant, en vous demandant comment vous vous appelez, puis elle prend vos mains, les posent sous ses hanches (voire plus bas…) et commence à se trémousser avec vous- toujours pantois et en train de se demander ce qu’il se passe- dans le dos. Avouez que la situation est plutôt embarrassante.

Vous reprenez enfin vos esprits, et en bon continental que vous êtes, vous laissez cette insulaire plutôt vulgaire harponner quelqu’un d’autre. (là elle se met d’ailleurs à se frotter contre un mur en regardant langoureusement deux mecs un peu plus loin).
Vous retrouvez votre rythme naturel pour la danse, puis deux nouvelles filles arrivent et le cinéma se reproduit… et ainsi de suite jusqu’à retrouver la blonde du début (ben oui, la piste est circulaire. A mon humble avis elle se la répartissent et tournent de 30° toutes les 10 minutes. (je vous avais promis de faire preuve d’une rigueur scientifique)).
Cela dit, d’aucun pourraient en conclure que l’ambiance est des plus intéressante dans ces clubs anglais. Mais au contraire! Qu’ils se gardent de ce genre de conclusion bien trop hâtives!
En effet, ce genre de filles faciles enlève tout l’aspect “challenge” de ce qu’on appelle communément “la drague”. Pas de nécessité de charmer, pas besoin de faire preuve de finesse et de glamour… du rentre-dedans en bonne et due forme…Après tout, rendons à César ce qui est à César et laissons les anglaises aux anglais. (Hopefully, elles ne sont pas toutes comme ça)

En fait, pour conclure (et enfin vous expliquer le pourquoi du titre de cet article) draguer des anglaises dans ce type de club revient à faire de la pêche avec une épuisette dans un aquarium (*). Or, comme vous le savez, étant quelqu’un qui aime relever les défis, qui refuse la facilité, je préfère de loin la pêche au saumon dans les torrents glacés : vu le nombre de filles sur le campus de “Manfield” (ansi que le disait un ami italien), la pêche que nous pratiquons est au moins aussi dure et dangereuse que celle de la vidéo que vous aurez pu voir en cliquant sur le lien.
(*) je me dois de préciser que cette métaphore n’est nullement en rapport avec la pêche au thon ou à la morue. Il y en a quand même des potables dans le lot

. Et pour tout vous dire, en rédigeant cet article j’ai utilisé un registre plutôt aquatique en raison du nom du club (oceana) plus que pour autre chose. Fin, n’est il pas ?